fbpx

Le Marché du Vin en Asie

Les 4éme année de l'École du Vin MAGNUM, partent 2 mois à l'étranger découvrir le Marché du Vin en Asie.

Même s’il est avant tout connu pour être un continent producteur et consommateur de spiritueux, on compte tout de même 13 zones de production de vin en Asie. La consommation et l’intérêt que porte le public asiatique pour le vin ne cessent de grandir, comme le prouve par exemple le Musée Universel de Pékin qui va ouvrir ses portes en fin d’année prochaine. Nous allons donc découvrir le marché du vin en Asie avec ses principaux acteurs dans cet article, mais aussi leur production, leur consommation, leur importation et leur exportation.

 

Le marché du vin en Asie : les principaux producteurs

La chine

Avec plus de 855 000 hectares répertoriés en 2019, la superficie du vignoble chinois représente 11,5 % du vignoble mondial et se place donc très bien sur le marché du vin en Asie. C’est le 2e plus grand vignoble au monde après l’Espagne et c’est donc le plus grand vignoble à l’extérieur de l’Europe. Bien qu’un léger ralentissement se soit fait sentir en 2018, la surface de plantation progresse année après année et la large palette de climats permet une production très diversifiée. Sur le marché des vins et spiritueux, la Chine a tout pour être l’avenir de la viticulture en Asie.

 

Production

La Chine s’est classée 10e producteur de vin au monde en 2019. La production annuelle du pays a connu une forte augmentation entre 1995 et 2014. Elle a atteint en 2012 et 2014 1,35 milliard de litres de vin, mais elle a baissé depuis : -22% entre 2017 et 2018 et une nouvelle baisse en 2019 de 10 %.

En ce qui concerne la qualité du vin en Chine, elle s’est grandement améliorée depuis 2008, époque où le vin local était en grande partie élaboré à base de vin importé, mais reste relativement inégal. Aujourd’hui, grâce à l’aide de vignerons venus d’occident, les techniques de vinification sont meilleures et les vins sont de plus en plus produits à partir de raisin local. Pourtant, environ 40 % des vins chinois contiennent toujours du vin importé.

 

Exportation

Le marché chinois a exporté 9,38 millions de litres de vin en 2019, une hausse de 14 % en volume par rapport à 2017. Ses principaux clients sont : Hong Kong avec 73,16 % de part d’exportation en volume, la France avec 5,34 %, puis la Corée du Nord avec 3,45 %.

 

Consommation

Les Chinois sont de très grands consommateurs de vins et le pays est d’ailleurs 5e plus grand consommateur mondial avec environ 1,46 milliard de vin par an. Ils sont aussi premiers au monde sur la consommation de vin rouge.

 

Le Japon

Le pays est le 2e producteur sur le marché du vin en Asie et ce sont les vins de Koshu et de Yamanashi au Japon qui sont les plus connus. Les cépages nationaux et emblématiques se voient de plus en plus concurrencés par des cépages occidentaux et les Japonais sont en cours d’expérimentation pour croiser le Koshu avec le merlot ou le Chardonnay. La majorité des vignobles japonais sont situés au sud-ouest de la ville de Tokyo, mais les nombreuses contraintes rendent la culture difficile : humidité, pluie abondante, mais aussi terres acides et peu fertiles. C’est pourquoi les exploitations sont relativement petites et la totalité du vignoble japonais s’étend seulement sur 850 hectares.

 

Production

La production de vin japonais est très faible compte tenu des difficultés géographiques et climatiques. Elle est constante depuis 2017 avec 15,84 milliards de litres produits, soit 0,06 % de la production mondiale. En 2019, les vins nationaux ne représentaient que 4,5 % des vins consommés par les Japonais, les autres 95,5 % étaient issus de l’importation de vins étrangers. Les vins japonais sont élaborés à partir de moûts principalement argentins et chiliens ou de vin en vrac. Cela explique pourquoi le Japon est le 2e importateur d’Asie Pacifique et qu’il joue un rôle important sur le marché du vin en Asie et dans le monde.

 

Exportation

L’exportation de vins japonais est modeste et a connu une baisse de 43,5% entre 2017 et 2019. L’année précédente ce sont 0,13 million de litres qui ont été exportés. Les principaux acheteurs de vins japonais sont la Corée du Sud avec 15,38 % de part d’exportation en volume, Hong Kong avec 15,38 % et Singapour avec 7,69 %.

 

 

Le marché du vin en Asie : les autres acteurs

Hong Kong

Le climat humide et chaud de Hong Kong ne rend pas possible la culture de la vigne. Le pays n’est donc pas producteur et la totalité du vin qui y est consommé est importée. Hong Kong a également une forte activité de réexportation, principalement vers la Chine et Macao, d’où son importance sur le marché du vin en Asie. En 2019, ce sont environ 11,18 millions de litres qui ont été exportés et 41,23 millions qui ont été importés. La majorité des vins consommés par la ville sont des vins français avec 24 % de part d’importation. La ville est devenue depuis 2008 un incontournable sur le marché du vin en Asie. Dans les bars à vin, la tendance du vin en ce moment à Hong Kong sont les vins ambrés et naturels, très appréciés par les consommateurs chinois comme Japonais, de plus en plus connaisseurs.

 

L’Inde

Le vignoble indien s’étendait en 2019 sur 149 000 hectares, soit 2 % du vignoble mondial. Ce qui lui donne une place de choix sur le marché du vin en Asie. Le pays compte environ 100 vignobles répartis principalement sur 6 zones de la côte ouest de l’Inde, dont Maharashtra qui représente 80 % du vignoble total et 90 % de la production du pays. Grâce à un climat humide et chaud, il n’est pas rare que les vignerons effectuent deux vendanges dans l’année. Les vins produits sont à 80 % des vins de table et 20 % des vins dits « premium », de qualité supérieure. Les principaux acheteurs de vins indiens sont les Pays-Bas avec 19,59 % de part d’exportation, l’Australie avec 13,40 % et la France avec 11,34 %.

 

La Corée du Sud

Face à des régions productrices telles que l’Inde, le Japon, la Thaïlande et l’Indonésie, la Corée du Sud trouve tout de même sa place sur le marché du vin en Asie. L’hiver rude avec ses températures basses et son grand pourcentage de pluie ne permet pas de produire un vin de qualité. De plus, à cause de la concurrence internationale et du coût de la production, le pays ne produit plus que des vins « souvenirs » en très faible quantité. En revanche, un contrat établit avec l’Association Coréenne de l’Église Catholique permet au pays de produire un vin qui ne peut être vendu, mais uniquement destiné aux offices religieux.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Cliquez sur le bouton pour télécharger la brochure Magnum Institute